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En Allemagne comme en France,
l'année académique se divise en deux semestres du 1er
octobre au 31 mars et du 1er avril au 30 septembre. Le
tiers de ces périodes est neutralisé par les vacances et
autres pauses, qui servent généralement à la rédaction
des mémoires, rapports et autres présentations.
Ce type d'enseignement en
Allemagne reste longtemps fortement hiérarchisé et
cloisonné. L'ensemble du système est structuré par
rapport à une polarisation entre, d'une part
l'enseignement universitaire orienté vers la recherche et
d'autre part la formation professionnelle en alternance,
appelé "Dual system", valorisant le pratique
tout en négligeant le niveau d'enseignement général.
La formation strictement scolaire
de l'enseignement professionnel joue en Allemagne un rôle
beaucoup moins important qu'en France alors que
l'implication des entreprises dans la formation
professionnelle est plus forte.
Malgré son apparence très
cloisonnée, ce système scolaire garantit une relative
mobilité sociale, en permettant aux personne ayant suivi
une formation en alternance de gravir progressivement des
échelons et d'accéder ainsi à des postes qualifiés.
Cependant, il n'est plus tout à fait adapté à une
société où la technologie prend une importance
croissante. Au regard du progrès, la formation générale
et théorique des ingénieurs sortant des écoles
spécialisées paraît de plus en plus insuffisantes.
L'harmonisation des diplômes, dans le cadre de la
Communauté Européenne, représente un problème
supplémentaire.
Bien que les écoles
spécialisées de commerce et d'ingénieurs donnent accès
à des formations équivalentes à celle des diplômés
des écoles supérieures à l'étranger, elles ne sont pas
reconnues de la même manière compte tenu de la durée
plus courte de l'enseignement général.
Comme en France, il est possible
d'étudier à l'université les principales matières
académiques traditionnelles. Les
"Fachhochschule" font partie de l'enseignement
supérieur, à la différence des IUT en France, elles
n'exigent pas le baccalauréat "Abitur" à
l'entrée mais valident de la même façon une
qualification professionnelle.
Elles opèrent ainsi une synthèse
entre la formation universitaire et la formation en
alternance. Progressivement, avec l'émergence des FH,
l'enseignement supérieur n'est plus limité à la seule
orientation scientifique, mais admet aussi la transmission
de connaissances appliquées. Aussi le nombre d'étudiants
titulaires d'un baccalauréat général n'a t il cessé de
croître.
L'orientation pratique des études
donne, en effet, une perspective professionnelle bien
définie. L'insertion professionnelle est plus facile pour
les diplômés des FH que pour les diplômés de
l'Université, ce qui dans une période où la situation
du marché de l'emploi est tendue, représente un avantage
certain. Les "Fachhochschule" ont un nombre
limité de places, pour pouvoir garantir une haute
qualité de l'enseignement ainsi qu'une durée d'études
de huit semestres.
Contrairement à la France, 9 élèves sur 10 vont
au lycée, 2/3 des jeunes après le
"Realschulabbschluss" s'inscrivent à une
formation professionnelle, laquelle a lieu dans le
Dualsystem. Le système est dit dual parce que
l'enseignement est dispensé au sein de deux endroits
distincts, l'entreprise et le centre de formation
professionnelle. En Allemagne, la loi professionnelle (BdiG)
"Berufsbilddungsgesetz" désigne les formateurs
professionnels parmi les chambres de commerce et
d'industrie. Les formateurs fixent également les
programmes d'études aux centres de formation
professionnelle. Il y a environ 370 professions
d'enseignement reconnues. Un contrat de travail d'environ
trois ans lie les apprentis aux entreprises qui leur
dispensent une formation sous le contrôle d'un maître
d'apprentissage agréé. Tout au long de leur
apprentissage, les jeunes perçoivent une indemnité
fixée par la convention collective de la branche. Le
Dualssystem est ainsi dénommé, car il est co-financé
par le gouvernement et les employeurs. Les programmes de
formation sont co-déterminés par les syndicats qui
poussent à une formation générale et les employeurs qui
poussent à une formation technique. Un diplôme reconnu
au niveau national sanctionne la fin de l'apprentissage. |