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Le système allemand est surtout animé par une
recherche de performances. Très tôt,
c'est-à-dire vers 10-11 ans, les élèves les moins
bons sont séparés des meilleurs, alors qu'en France
les groupes de niveaux se forment vers 14 ans. Si
cette singularité peut apparaître comme marginale,
il en existe bien d'autres qui distinguent les deux
approches allemandes et françaises. Sans rechercher
à en privilégier une face à l'autre, ce document
présentera les particularités du système éducatif
allemand.
1 - Quelques idées reçues sur
les attitudes et le comportement
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En Allemagne, dès que le
professeur entre dans la classe, les élèves se
lèvent immédiatement et se taisent. Ils sont plus
actifs et plus libres pendant les cours et peuvent
manger ou tricoter pour les filles.
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En Allemagne, lorsqu'un thème est
abordé au cours d'une année, il est traité de
manière approfondie et non survolé comme en France.
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En Allemagne, on en étudie la
philosophie qu'à l'Université. Les questions sur
l'Homme et le sens de la vie ne sont posées qu'en
cours de religion ou bien en cours de littérature.
Le cours de religion est considéré comme une
discipline à part entière parmi d'autres. Ceci
explique pourquoi les élèves accordent une place
importante au cours de littérature.
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Les élèves sont évalués sur une
échelle de 1 à 6, 1 étant la meilleure évaluation.
Les emplois du temps sont moins lourds comparés à
ceux des petits français. Si ce dernier dispose de
plus de vacances l'été, l'élève allemand n'ira en
cours qu'une moitié de journée, la seconde moitié
est consacrée aux sports.
2 - cadre législatif
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Le gouvernement allemand n'a que
des compétences très limitées, comme celles de
garantir l'enseignement de la
religion ou l'existence d'écoles privées (17 % des
élèves). Ce sont les 16 Länders qui détiennent le
vrai pouvoir de décision et l'exercent en principe
en toute autonomie. On aurait pu craindre que cette
organisation ne débouche sur une disparité
importante. Cependant l'instance de concertation
qu'est la Conférence permanente des ministres de
l'éducation (KMK) a pu faire entériner de nombreux
accords sur l'organisation et le contenu des
enseignements. Ainsi, faut-il parler plus de nuances
que de vraies différences.
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En Allemagne, comme d'ailleurs
dans les pays où l'éducation relève de gouvernements
provinciaux ou régionaux, le niveau de développement
de l'éducation aux médias varie considérablement
d'un Etat à l'autre. Si certains Länders ne font que
suggérer aux enseignants d'intégrer, sur une base
volontaire, l'étude des médias, d'autres, comme la
Bavière se sont dotés d'une politique générale de
l'enseignement aux médias qui intègre un
apprentissage de la production audiovisuelle et une
analyse critique à tous les niveaux du programme
scolaire ; Gesamtkonzeept der Medienerziehung in der
Schule (politique générale de l'éducation aux médias
à l'école).Dans d'autres régions du pays, comme en
Wesphalie du Nord, on a mis sur pied des projets ponctuels d'éducation aux médias destinés à
développer un modèle conceptuel général d'éducation
aux médias fondé principalement sur une démarche
d'analyse critique des productions médiatiques ;
Projektgruppe Medienerziehhung (Groupe de travail
sur l'éducation aux médias).
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