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Le Canada est le deuxième pays au monde par sa superficie
(9 984 670 km²), derrière la Russie. Il s’étend sur 6 500 km d’est
en ouest, du 52e au 141e degré de longitude,
et sur 5 000 km du nord au sud, du 84e degré de latitude
(cap Columbia, île d’Ellesmere) au 42e (Ontario).
Climat
En raison de son étendue et de sa localisation, le pays offre un
climat varié. Une partie du Canada continental et la majorité de
l’archipel Arctique se situent dans la zone polaire ; le reste du
pays se trouve dans le nord de la zone tempérée. Aussi, les
conditions climatiques générales varient-elles du froid extrême,
caractéristique des régions arctiques, jusqu’aux températures
modérées des régions plus méridionales. Mais la majeure partie du
pays subit un enneigement supérieur à cinq mois.
Le climat canadien est marqué par de fortes disparités régionales.
Dans les Provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et
Île-du-Prince-Édouard), le froid hivernal et la chaleur estivale
sont atténués par les courants océaniques, qui provoquent également
d’épais brouillards et de fortes précipitations. Le long de la côte
ouest, zone influencée par des courants chauds maritimes et des
vents chargés d’humidité, le climat se caractérise par des étés et
des hivers doux, une humidité élevée et d’abondantes précipitations.
Dans la Cordillère, les versants occidentaux de certaines chaînes
élevées, en particulier les monts Selkirk et les Rocheuses,
subissent d’assez fortes précipitations de pluie et de neige, tandis
que les versants orientaux et le plateau central sont extrêmement
arides.
Au sein de la Cordillère souffle le chinook (voir
Fœhn), un vent d’ouest sec et chaud qui adoucit sensiblement les
conditions hivernales sur les contreforts des Rocheuses et les
plaines adjacentes, provoquant de brusques variations de température
en l’espace d’une journée. Le blizzard est également caractéristique
du climat canadien.
L’amplitude thermique peut être très élevée d’une province à
l’autre : à Victoria (Colombie-Britannique), les températures
varient entre 4 °C en janvier et 15 °C en juillet ; dans la Prairie,
elles peuvent descendre jusqu’à - 17 °C et monter jusqu’à 40 °C à
Saskatoon (Saskatchewan). Dans le Grand Nord, situé dans la zone
subarctique, les hivers sont longs et rigoureux. Enfin, autour de la
péninsule du Labrador, la mer est souvent prise par les glaces,
constituant une banquise.
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POPULATION ET SOCIÉTÉ
Démographie
En 2005, le Canada comptait 32,8 millions d'habitants. La majeure
partie de la population occupe une bande de territoire relativement
étroite le long de la frontière avec les États-Unis, les provinces
du Québec et de l’Ontario, la Prairie, les Provinces atlantiques et
l’intérieur de la Colombie-Britannique. Environ 60 p. 100 des
habitants sont concentrés sur à peine 3 p. 100 du territoire.
Partout ailleurs, que ce soit dans le Yukon ou dans les Territoires
du Nord-Ouest ou le Nunavut, l’habitat est très clairsemé : la
densité est de 4 habitants au km² en 2005. En 2003, environ
80 p. 100 des Canadiens vivaient dans les villes.
La croissance de la population a été de 4 p. 100 entre 1996 et
2001. En 2005, le taux de natalité s’élève à 10,8 p. 1 000 et le
taux de mortalité à 7,7 p. 1 000. Les moins de 14 ans représentent
17,9 p. 100 de la population totale et les plus de 65 ans,
13,1 p. 100. Le taux de fécondité s’élève à 1,61 enfant par femme.
En 2005, la mortalité infantile est faible : 4,8 p. 1 000 ;
l’espérance de vie se situe dans la moyenne supérieure de celle des
grands pays industrialisés, soit 80,1 ans.
Langue
Le Canada possède deux langues officielles : l’anglais et le
français. Une minorité d’Amérindiens utilise encore sa propre
langue.
Depuis les années 1960, de nombreuses lois ont été votées au Québec
sur le statut de la langue française. C’est, tout d’abord, la loi 63
en 1969, qui promeut l’usage du français, puis la loi 22 en 1974,
qui proclame le français langue officielle du Québec — et qui
mécontente francophones et anglophones. Cependant, en 1977, le
gouvernement de René Lévesque va encore plus loin, en faisant voter
la loi 101, affirmant la primauté du français dans tous les
domaines. Cette loi sera contestée devant les tribunaux et la Cour
suprême canadienne par les fédéralistes. Enfin, en 1993, sous le
gouvernement libéral de Robert Bourassa, est votée la loi 86,
permettant l’affichage extérieur et intérieur dans les deux langues,
mais avec prépondérance du français.
Éducation
Le système éducatif canadien associe les traditions anglo-saxonnes
(britanniques et américaines) et la tradition française, plus
particulièrement au Québec (voir enseignement au Québec). La
langue d’enseignement est l’anglais ou le français, certains
établissements proposant des cours dans les deux langues. Chacune
des dix provinces est responsable de la mise en œuvre et de la
gestion de son propre système scolaire. En 1992, 7,6 p. 100 du
produit intérieur brut (PIB) est consacré à l’éducation.
Les premières grandes universités apparaissent au début du
xixe siècle,
tout d’abord McGill, à Montréal, en 1821, puis celles d’Ottawa en
1848 et de Toronto en 1850, auxquelles il faut ajouter l’université
de Montréal et l’université Laval, à Québec. Depuis 1945,
l’enseignement supérieur a connu une forte expansion. Le système
universitaire est financé à la fois par le gouvernement fédéral et
par les gouvernements provinciaux. Les universités restent les
principaux centres d’enseignement supérieur, mais le nombre
d’institutions postsecondaires non universitaires, en particulier
les collèges confessionnels, a fortement augmenté ces dernières
années.
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